À propos

Rien ne me destinait particulièrement à travailler entre la France et le Japon. Tout a commencé par la musique, puis une envie de permettre à d’autres d’accéder à ce qui me passionnait. Cette page revient sur ce qui m’a conduite à en faire mon métier, mais aussi sur la manière dont ces différentes activités se nourrissent aujourd’hui les unes les autres.

J’ai commencé à apprendre le japonais pour une raison très simple : je voulais pouvoir parler à une chanteuse que j’admirais. À l’époque, je n’imaginais évidemment pas que cette langue deviendrait un jour mon métier. Pourtant, cette envie a rapidement dépassé le cadre personnel. Je traduisais des interviews et des paroles de chansons, mais j’aidais aussi d’autres fans à formuler leurs commentaires ou leurs lettres. C’était une manière de rendre accessible ce qui m’avait touchée, tout en permettant à d’autres de faire entendre leurs propres mots.

J’ai alors compris que ce qui me passionnait n’était pas seulement la traduction en elle-même, mais tout ce qu’elle rend possible : rapprocher les gens de leurs passions, faire circuler des œuvres et des idées, et permettre à chacun d’accéder à un univers malgré la distance ou la langue.

À 19 ans, je me suis envolée pour le Japon pour la première fois dans le cadre d’un Programme Vacances-Travail. J’ai notamment travaillé à la réception d’un karaoké et prêté mon image à une chaîne d’établissements de sources chaudes et de restauration, avant d’effectuer mes premières missions professionnelles en traduction.

Ces expériences n’avaient, en apparence, pas grand-chose en commun. Elles reposaient pourtant toutes sur les mêmes choses : le contact, l’écoute, l’adaptation et l’envie de transmettre. Elles ont aussi renforcé mon intérêt pour l’interprétation, la communication directe et tout ce qui se joue au-delà des mots eux-mêmes.

Aujourd’hui encore, ce sont ces mêmes valeurs qui guident mon travail. À l’oral comme à l’écrit, j’ai à cœur de faire le lien entre les langues, afin que les œuvres rencontrent leur public et que les voix puissent être comprises sans perdre ce qui les rend singulières.

En parallèle de mes missions professionnelles, je développe des livres, des articles, des podcasts et des vidéos autour du Japon. Ces projets me permettent de choisir librement les sujets que je souhaite explorer et la manière dont je veux les raconter.

Le Japon occupe une place importante dans ma vie, mais cela ne m’empêche pas de le considérer avec recul. Je ne cherche ni à l’idéaliser ni à le présenter uniquement à travers ses aspects les plus négatifs. Ce qui m’intéresse, ce sont ses nuances, ses contradictions et les réalités que les images toutes faites laissent souvent de côté. La langue constitue fréquemment mon point de départ. Un mot, une expression ou une manière de s’adresser à quelqu’un peut révéler beaucoup de choses sur les relations sociales, les normes ou les façons de penser. J’aime partir de ces détails pour mieux comprendre la société dans laquelle ils s’inscrivent. Cela signifie expliquer, contextualiser et parfois prendre le temps de revenir sur une idée reçue, plutôt que de chercher une réponse simple à tout prix.

La musique, la littérature et les parcours individuels occupent une place particulière dans mon travail. Derrière les grandes évolutions historiques ou sociales, je m’intéresse surtout à la manière dont elles sont vécues, racontées et ressenties par les personnes.

Mes contenus assument ainsi un point de vue personnel, nourri par mon expérience, mes lectures et ma relation avec le Japon. Celui-ci s’accompagne toujours d’un travail de recherche et d’une attention particulière portée aux sources.

Je suis de nature curieuse, enthousiaste et assez touche-à-tout. Lorsqu’un sujet retient mon attention, j’aime en comprendre les détails, remonter les pistes, croiser les sources et conserver une trace de ce que je découvre. J’écris depuis toujours et j’ai un goût particulier pour les carnets, la papeterie et les archives : j’aime rassembler, classer et documenter mes lectures, mes recherches, mes projets ou les petits événements du quotidien. Cette envie de chercher, de garder et de transmettre se retrouve naturellement dans mon travail.

Le Japon demeure l’un de mes principaux terrains d’exploration, qu’il s’agisse de sa langue, de son histoire, de sa culture populaire ou de ses réalités sociales. Je partage également mon quotidien avec trois chiens et je m’intéresse beaucoup au monde animal, à la faune sauvage, à la biodiversité et aux relations parfois complexes entre les humains et les autres espèces.

Mon intérêt pour le réel n’exclut pas l’imaginaire : j’aime tout autant le folklore et les créatures qui peuplent les contes. Cela se retrouve dans mes lectures, entre romans, mangas, récits historiques et œuvres fantastiques. J’aime aussi les activités créatives, ainsi que la musique, avec une affection particulière pour le classic rock et le hard rock. Tous ces univers finissent souvent par se rencontrer dans les sujets que je choisis d’explorer.

Magazine

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(2011/05) J-MELO Singer Search (NHK)
(2011/09) J-MELO (NHK)
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(2016/10) Yukai Resort website
(2020) Brut.
(2022) Journal du Japon